Musique

LIBERA ME

Enrique Mazzola / Orchestre national d’Île-de-France / Pierre Boulez / Giuseppe Verdi
 23 mai
durée : 1h30 sans entracte / tarif B
Lieu : Grand Théâtre
mer. 23 mai 20H30
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Présentation

Dans ce sublime Requiem écrit en 1874 pour célébrer son défunt ami Alessandro Manzoni, Giuseppe Verdi place le choeur au centre. Si les airs se succèdent comme dans un opéra, ce sont bien les voix qui donnent à l’ensemble le « souffle grandiose » d’une musique sacrée interprétée par l’Orchestre National d’Île-de- France et le Choeur de l’Orchestre de Paris.

Si Giuseppe Verdi reste davantage connu pour ses opéras, il n’en reste pas moins que son Requiem figure encore aujourd’hui parmi les plus grands chefs-d’oeuvre de l’histoire de la musique classique. Suite à la disparition de son ami et idole Alessandro Manzoni, célèbre auteur italien devenu fer de lance de l’unification italienne, il propose de lui rendre publiquement un dernier hommage. Il en naîtra une fresque vocale souvent comparée à la Neuvième Symphonie de Beethoven, où la musique emporte tout par sa force et son lyrisme. Alors que Mozart, Cherubini et Berlioz terminèrent leur requiem sur une note de supplication, Verdi ajoute au sien une touche très personnelle avec Libera Me, point culminant de ce travail de composition, dont l’unicité tient à la place centrale qu’il choisit délibérément de donner au choeur, symbole de ce peuple que Manzoni et lui-même respectaient tant.
En première partie, Enrique Mazzola a souhaité jouer l’élégie de Pierre Boulez Memoriale, écrite en 1985 pour flûte solo et orchestre, en hommage au compositeur disparu en janvier 2016.

Générique

Direction : Enrique Mazzola
Orchestre national d’Île-de-France
Memoriale : Pierre Boulez
Requiem : Giuseppe Verdi
Avec : Karine Babajanyan (Soprano) , Sanja Radisic (Mezzo-soprano) , Alexei Tatarintsev (Ténor) , Nikolay Didenko (Basse) , Choeur de l’Orchestre de Paris
Chef de choeur : Lionel Sow

Production Orchestre national d’Île-de-France. L’Orchestre national d’Île-de-France est financé par la Région Île-de- France et par le Ministère de la Culture et de la Communi- cation /DRAC Île-de-France

En savoir plus

Giuseppe Verdi (1813 – 1901) est un compositeur italien de la période romantique ayant produit une vaste œuvre lyrique. Musicien qui ne théorise pas la musique, contrairement à son contemporain Richard Wagner, il s’inscrit à la suite de Rossini, Bellini et Donizetti, et constitue le lien entre le mélodrame du début du siècle et le drame musical que symbolise l’œuvre wagnérienne. Verdi étudie au conservatoire de Milan grâce à son protecteur Barezzi, qui découvre le talent du jeune musicien alors qu’il remplace son instituteur à l’orgue du village. Verdi travaille sur les œuvres des grands maîtres allemands aussi bien qu’italiens. Il présente avec succès son premier opéra en 1838, Oberto. Mais ce n’est rien comparé au triomphe de Nabucco, dont le chœur « Va pensiero » devient l’hymne symbolisant la résistance de l’Italie à la domination autrichienne. Le succès est à nouveau au rendez-vous pour ses opéras suivants, Les Lombards (1843) et surtout Macbeth (1847), dans lequel il perfectionne l’orchestration. Le travail psychologique qui y est esquissé domine tout à fait dans la « trilogie », Rigoletto (expression des émotions contradictoires), Le Trouvère (trio amoureux) et La Traviata (souplesse du langage). Les créations se poursuivent, notamment à Paris ; Verdi est confronté à de nombreuses commandes mais mène entre-temps une carrière politique en tant que député (1861-1865). La fin de sa production est marquée par deux œuvres singulières : Otello, opéra foisonnant de nouvelles formules musicales, et Falstaff, seule grande comédie lyrique de Verdi.

Compositeur et chef d’orchestre né en 1925, Pierre Boulez reste aujourd’hui l’un des artistes français les plus reconnus au niveau international. Après avoir expérimenté le sérialisme et la musique concrète dans les années 1950, refusant de s’enfermer dans un enseignement trop rigide, il introduira par la suite une part d’aléatoire dans plusieurs de ses œuvres. Auteur d’ouvrages majeurs et conférencier au sein des plus grandes universités, sa disparition en janvier 2016 provoqua une vive émotion dans le monde de la musique classique et contemporaine.

Autant porté par la musique contemporaine que par le répertoire classique et romantique, le chef d’orchestre Enrique Mazzola a travaillé au cours des dernières années pour les plus grands orchestres italiens et internationaux. Il occupe depuis la saison 2012/2013 la direction musicale de l’Orchestre National d’Ile de France.

L'Orchestre national d'Île de France est un orchestre symphonique français basé à Alfortville. L’Orchestre national d’Île de France est créé en 1974 par la volonté de Marcel Landowski pour prendre la suite de l'Orchestre symphonique d'Île de France fondé par René-Pierre Chouteau. Cet orchestre est financé par le Conseil régional d'Île-de-France et le ministère de la Culture. Sa mission principale est de diffuser l’art symphonique sur l’ensemble du territoire régional et tout particulièrement auprès de nouveaux publics.

Fondé en 1976, le Chœur de l’Orchestre de Paris fut successivement dirigé par Arthur Oldham, Didier Bouture, Geoffroy Jourdain, Lionel Sow - violoniste de formation et devenu chef du Chœur en 2011- et enfin Daniel Harding, récemment assisté par Thomas Engelbrock. Composé de plusieurs ensembles de chanteurs amateurs, il comprend non moins de 83 enfants et 150 adultes, qui continuent à se former tout en se produisant régulièrement aux côtés de l’Orchestre de Paris, et sous la direction des plus grands chefs de notre époque.

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